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Case study
L’équipe YBA.ai · Octobre 2026

Remplir un pipeline repose sur deux leviers : toucher suffisamment de prospects, et comprendre chacun assez finement pour lui donner une raison de répondre.
La personnalisation n’a rien de nouveau : le sujet est sur la table depuis des années. Pourtant, les outils du marché personnalisent le nom, le prénom, parfois l’entreprise. Pas la réalité du prospect : ce sur quoi il est évalué, ce qui l’empêche de dormir, ce qu’il ambitionne de réussir.
Résultat : la plupart des équipes misent sur le volume et négligent le second levier. Nous les premiers. Voici comment nous avons changé d’approche.
Nous avons fait comme tout le monde
Au lancement de YBA.ai, nous avons adopté les outils les plus connus du marché : campagnes multicanales sur email et LinkedIn, séquences, scénarios, prise de rendez-vous.
Nous avons construit nos listes, rédigé nos séquences, lancé nos campagnes. Nous pensions que les rendez-vous suivraient.
Résultat : zéro rendez-vous.
Une agence, et une première leçon
Nous avons alors investi : une agence de lead gen a pris en main nos campagnes, avec un outil de campagne marketing et des séquences de 5 mails par contact.
Sur l’email, les résultats sont restés quasi nuls : un rendez-vous pour près de 5 000 contacts.

Le cold calling, en revanche, donnait de bien meilleurs résultats.
La différence tient en une chose : au téléphone, il y a un échange. On écoute, on rebondit, on parle de ce qui compte pour l’interlocuteur.
D’où notre première leçon.
Ce n’est pas le volume d’emails qui remplit un pipeline. C’est la pertinence de l’échange.
Restait à transposer dans un email ce qui fait la force du téléphone.
Notre premier Pipeline Agent
Nous avons donc développé notre premier Pipeline Agent, avec un objectif : décharger le commercial de tout ce qui précède l’envoi.
Le commercial indique un nom d’entreprise. L’agent prend en charge le reste :
il charge nos préférences : les profils à viser, notre proposition de valeur ;
il identifie entre 10 et 40 contacts pertinents selon la taille du compte, avec leur email, leur téléphone et leur parcours ;
il recherche l’actualité disponible sur l’entreprise, sur le prospect et sur son rôle ;
il exploite notre base documentaire pour personnaliser l’offre ;
il rédige le mail et enregistre le tout dans le CRM.
Pour l’équipe, le gain est immédiat : les trois heures de préparation du premier contact d’un compte sont désormais assurées par l’agent. Et les rendez-vous progressent de 30 %.
Le piège de l’actualité
En relisant les mails, nous avons pourtant identifié une limite. Les rendez-vous arrivaient, mais la pertinence restait inégale : certains messages tombaient juste, d’autres à côté.
Un exemple réel. L’agent écrit à la directrice commerciale d’un magasin appartenant à une grande enseigne de distribution. Il s’appuie sur une actualité solide : l’enseigne annonce un virage vers l’omnicanal et des centaines d’ouvertures d’ici 2030. Il en déduit une pression sur le pipeline, le CRM et les relances, et propose notre agent de relance, preuve client à l’appui.
Le mail est soigné : l’actualité est exacte, la preuve chiffrée. Mais cette actualité concerne le groupe, pas sa destinataire. Sa réalité, c’est son magasin, ses clients, son chiffre d’affaires. Pas un pipeline B2B à relancer.
L’agent voyait l’actualité. Il ne faisait pas le lien avec la réalité de la personne.
Allons plus loin. Prenez dix directeurs commerciaux dans dix entreprises : même intitulé, dix réalités. L’un travaille son cost to serve, un autre ouvre un nouveau marché, un troisième doit fiabiliser son forecast, un quatrième réduire son cycle de vente. Un message calé sur l’intitulé du poste ou sur l’actualité de l’entreprise a toutes les chances de manquer l’essentiel.
C’est là que tout se joue.

Deep Reality : comprendre avant d’écrire
Nous avons donc repensé le produit avec une double ambition : générer nos propres leads et construire un véritable avantage concurrentiel. Le résultat s’appelle Deep Reality : une capacité que nous n’avons observée chez aucun autre acteur du marché, et que nous déployons aujourd’hui dans l’ensemble de nos agents.
Deep Reality reproduit le raisonnement humain. Face à un prospect, un bon commercial croise des dizaines d’informations pour comprendre son interlocuteur. L’agent en croise des centaines, et en déduit la réalité profonde de la personne : ses enjeux, ce qui l’empêche de dormir, ce qu’elle ambitionne d’accomplir.
Là où la première version s’arrêtait à l’actualité de l’entreprise, Deep Reality s’intéresse au quotidien de la personne : son marché, son mode de vente, la nature de son activité, ses clients, ses équipes. C’est en croisant ces éléments qu’il identifie précisément où nous pouvons l’aider.
Le mail que nous n’aurions jamais écrit
Le plus frappant : au départ, l’agent ne sait pas ce qu’il va écrire. Nous non plus. Il n’y a pas de script, mais une réalité à comprendre, dont le message découle.
Certains mails nous surprennent. On se demande d’abord pourquoi l’agent a écrit cela, puis on comprend.
Un exemple, transposé pour préserver l’anonymat. L’agent écrit au CMO d’un éditeur de logiciels pour la logistique. Il a relevé deux informations : l’entreprise s’apprête à déployer son propre produit d’IA pour créer de nouvelles opportunités, et un collègue du CMO, Tom, dirige le revenu aux États-Unis.
Prises séparément, ce sont deux actualités. L’agent les relie : si l’IA génère des signaux et que Tom porte le revenu US, l’enjeu est de transformer ces signaux en opportunités réellement suivies. C’est précisément ce que font nos agents. Il conclut en proposant une estimation du ROI, avec Tom si cela fait sens.
L’agent cite le collègue par son nom. Il a compris qui fait quoi, où se situe l’enjeu, et il ouvre la porte à la bonne personne.
Nous n’y avions jamais pensé. L’agent l’a écrit seul.

Les résultats
Nous avons déployé Deep Reality dans notre Pipeline Agent. Dès le premier mois, nous avons obtenu 48 fois plus de rendez-vous qu’avec nos campagnes. Le deuxième mois, 72 fois plus.

Le ×14 mesure l’effet du message seul : pour 1 000 contacts, l’agent obtient 3 rendez-vous, contre 0,21 avec nos campagnes. Avec un seul mail par contact, là où nos séquences en envoyaient cinq.
Le reste est un effet d’échelle : à nombre de mails égal, un mail au lieu de cinq permet de toucher cinq fois plus de contacts. 14 × 5 = 70 : on retrouve le ×72.
Pour le prospect, la différence est nette : un mail qui le concerne, au lieu de cinq qui ne parlent que de nous.
Deux nouveaux marchés
Le deuxième mois, nous avons également ouvert les Émirats arabes unis et les États-Unis.
Avec nos campagnes, chaque pays nécessitait sa propre version du message, traduite et adaptée. Avec l’agent, plus de version à traduire : chaque mail est rédigé pour son destinataire, dans sa langue, avec le ton adapté à son pays.
Un exemple aux Émirats, chez un acteur du e-commerce : premier mail le 22 septembre, recommandation interne de son CEO, réponse de la responsable de la publicité le lendemain, rendez-vous de découverte le 29.
Des relances qui apportent un nouvel angle
Le premier mail n’est qu’un début. En l’absence de réponse, un autre de nos agents prend le relais. Il ne relance pas pour relancer : il identifie de lui-même un nouvel angle, une nouvelle raison de répondre.
Résultat : 10 à 20 % de rendez-vous supplémentaires, qui s’ajoutent au ×14, mesuré sur le seul premier mail.
Le sourire des commerciaux
Reste l’impact sur l’équipe. Nous avons recruté une commerciale, devenue Revenue Architect. Elle s’y épanouit pleinement.
Elle se concentre sur la valeur ajoutée et confie le reste aux agents : le Pipeline Agent prépare et rédige la prospection, le Sales Execution Agent fait avancer les deals entre deux rendez-vous. Résultat : ×2,1 de productivité.
Fini les tâches ingrates : les commerciaux se consacrent à la partie la plus intéressante de leur métier. Le revenu progresse, le cost to serve diminue.
Notre agence, un rôle recentré
Nous poursuivons notre partenariat avec notre agence de lead gen, mais nous fonctionnons différemment. Nous gérons toute la phase, de la collecte des contacts jusqu’à l’engagement digital. L’agence se concentre sur le cold call, avec des pitchs beaucoup plus concrets : pour chaque prospect, l’agent prépare le brief et l’enregistre dans le CRM.
Premiers résultats le mois prochain. Stay tuned.
Des enjeux de pipe gen, de sales velocity, de revenu ou de cost to serve ?
Discutons-en : yba@yba.ai
L’équipe YBA.ai
Note : pour protéger la confidentialité de nos prospects, nous avons remplacé les noms des sociétés et des personnes par des noms fictifs, ou les avons floutés.